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Menacée d’expulsion, l’association Avenir des Cités appelle la municipalité de Harnes à la responsabilité et au dialogue
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Avenir des Cités souhaite apporter plusieurs précisions et réaffirmer son engagement au service des habitants depuis près de trente ans.
HARNES, le 22 juillet 2026
Menacée d’expulsion, l’association Avenir des Cités appelle la municipalité de Harnes à la responsabilité et au dialogue
À la suite du communiqué publié par la Ville de Harnes sur sa page Facebook officielle invitant l’association « à la raison », Avenir des Cités souhaite apporter plusieurs précisions et réaffirmer son engagement au service des habitants depuis près de trente ans.
Face à des accusations qu’elle juge infondées, l’association rappelle sa mission d’intérêt général, son fonctionnement démocratique et renouvelle son appel à un dialogue constructif afin de préserver la continuité de ses actions auprès des jeunes du territoire.
Soutien total à la présidente face aux attaques personnelles
L’ensemble du bureau et du conseil d’administration d’Avenir des Cités apporte son soutien plein et entier à sa présidente, Carinne Wilkowski.
En la citant nommément à plusieurs reprises dans sa communication officielle, la municipalité l’a exposée à une vague de commentaires injurieux et de messages haineux sur les réseaux sociaux.
Mme Wilkowski, mère de famille sans engagement politique, a accepté d’assurer bénévolement la présidence de l’association à titre transitoire afin de garantir la continuité de ses missions après la démission soudaine de l’ancien président. L’association estime qu’il est inacceptable que des bénévoles investis au service de l’intérêt général deviennent la cible d’attaques personnelles.
Avenir des Cités rappelle que tout message à caractère haineux, raciste, diffamatoire ou portant atteinte à l’honneur de ses membres fera l’objet d’un signalement auprès des autorités compétentes et, le cas échéant, de poursuites judiciaires par l’intermédiaire de son avocat.
L’association rappelle également que sa gouvernance repose sur des décisions collégiales. Toutes les prises de position publiques, y compris le communiqué diffusé le 10 juillet dernier et celui du 22 juillet 2026, ont été débattues et adoptées collectivement par le bureau et le conseil d’administration.
Dans ce contexte, Avenir des Cités demande solennellement à Monsieur le Maire de Harnes de condamner publiquement les attaques et appels à la haine visant ses bénévoles et de rappeler les principes de respect qui doivent prévaloir dans le débat public.
Un rassemblement citoyen et associatif, sans récupération politique
Dans son communiqué la municipalité a publiquement déploré la « politisation » et la « bordelisation » du rassemblement citoyen organisé par Avenir des Cités le mercredi 15 juillet 2026. L’association conteste fermement ces qualificatifs.
Cette mobilisation s’est déroulée dans le calme et a rassemblé plus d’une centaine de personnes : habitants, familles, jeunes, partenaires associatifs, acteurs sociaux, commerçants… venus témoigner de leur soutien.
Les seules personnes intervenues publiquement étaient :
• Carinne Wilkowski, présidente d’Avenir des Cités,
• Sadek Deghima, directeur de l’association ;
• Nordine Lagragui, éducateur spécialisé au sein de l’association ;
• Thierry Coulomb, président du Mouvement Associatif Hauts-de-France ;
• Jean-Marc Zorzi, premier vice-président de l’URIOPSS Hauts-de-France ;
• Johnny Herbin, directeur de l’Association Prévention Spécialisée Nationale ;
• Safia et Sonia, représentantes du comité de soutien citoyen.
• Mourad, ancien jeune accompagné et habitant du quartier.
Les journalistes présents, notamment La Voix du Nord dans son édition du 16 juillet et France 3 Nord–Pas-de-Calais dans son journal télévisé du 15 juillet, ont pu constater le caractère exclusivement citoyen, associatif et pacifique de ce rassemblement.
150 jeunes accompagnés et 7 emplois aujourd’hui menacés
Implantée à Harnes depuis 1996, Avenir des Cités ne comprend toujours pas la décision de la municipalité de mettre fin à son occupation du nouveau local qui lui permet d’exercer ses missions.
L’association bénéficie d’un ancrage territorial local fort, depuis de nombreuses années, elle mérite d’être traitée avec respect comme toutes les autres associations de la ville sans aucune « distinction » ni aucune forme de « discrimination ».
Cette décision met directement en péril :
• l’accompagnement éducatif de 150 jeunes, dans le cadre de missions relevant de la protection de l’enfance (ASE) ;
• les 7 emplois de l’association ;
• la continuité d’un service reconnu et construit depuis près de trente ans au bénéfice des jeunes et des familles du territoire.
Dans un esprit d’apaisement, l’association a saisi le Défenseur des droits, qui a adressé, le 8 juillet 2026, un courrier à Monsieur le Maire proposant l’ouverture d’une médiation afin de favoriser une résolution amiable du différend.
Avenir des Cités considère qu’une médiation conduite par un tiers indépendant constitue aujourd’hui la meilleure voie pour restaurer un dialogue serein.
Un appel à la responsabilité
L’association renouvelle sa demande auprès de la municipalité : accorder un délai supplémentaire d’un an afin de permettre l’identification d’une solution de relogement pérenne.
Cette mesure transitoire permettrait d’éviter une interruption brutale des accompagnements, de préserver les emplois et de garantir la continuité des actions menées auprès des enfants, des jeunes et des familles de Harnes.
Avenir des Cités demeure pleinement disponible pour engager, sans délai, un dialogue respectueux et constructif dans l’intérêt exclusif de la population et des jeunes qu’elle accompagne.
Les membres du bureau de l’Association Avenir des Cités






